Résumé
Lorsque le pape Innocent III reçoit Kaupo
à Rome à l'hiver 1203-1204, il voit en lui le souverain
potentiel d'une Livonie chrétienne directement rattachée
au Saint-Siège, comme l'est, par exemple, le Danemark depuis
826.
Dans le passé, d'ailleurs, les extensions de la chrétienté
sont passées par la conversion du souverain.
La consécration du plus important des chefs autochtones permettrait
en outre d'éviter que la région soit vassalisée
par l'empereur et, bien sûr, par l'un quelconque des princes
de la "Ruscie" [*].
[*] Cette orthographe
est utilisée dans certains des documents produits alors par
la Curie pour désigner ce que nous appelons aujourd'hui la
"russie kiévienne".
Il faudrait bien entendu que Kaupo s'impose localement face aux
pouvoirs concurrents. En attendant, la stratégie Kaupo vient
en complément des démarches lancées :
- croisades successives menées par Albert de Buxhoeveden,
un prince-évêque résolument inscrit dans la
logique féodale et donc susceptible, un jour ou l'autre,
de poser des problèmes;
- création de l'ordre des Chevaliers Porte-Glaive dont la
vocation est, dans son esprit, plus de défendre les chrétiens
sur la "Terre de Marie" que de conquérir de nouveaux
territoires.
Elle serait encore mieux assurée s'il était confirmé
que la Livonie est une île, ce qu'indiquent Adam de Brême
et Al Idriss.
En effet, "de droit ancien", la Donation de Constantin
attribue les îles au Saint-Siège qui peut alors en
conférer le gouvernement au souverain temporel ou au vassal
de son choix.
Pourquoi pas Kaupo, sous le contrôle de l'évêque
Albert et de l'abbé Théodoric, avec les Porte-Glaives
dans un rôle d'appui et de dissuasion ?

Le statut de la Donation de Constantin
Sous Innocent III, la Donation
de Constantin (dont on sait depuis la Renaissance qu'elle
est un faux) est tenue pour authentique. On débat seulement
de ses conséquences.
Le secrétaire de Manuel
Ier Commène (1118-1180), Jean Kinnamos, théologien
par ailleurs, considère que Constantin ayant donné
l'imperium au pape, celui-ci n'avait pas le pouvoir de le donner
à Charlemagne. Il ne peut donc y avoir d'empire d'Occident.
L'empire est universel, catholique... ou il est oriental, conclusion
qui sera tirée par Théodore Balsamon (dans une lettre
adressée à Innocent III, lui indiquant que le transfert
de l'empire de Rome à Constantinople implique la déchéance
de Rome, désormais soumise à Constantinople), patriarche
d'Antioche, protégé de Isaac
II l'Ange (1155-1204), empereur en 1185-1195 et en 1203-1204.
N.B. Celui-ci, en s'opposant
à la traversée pacifique de son territoire par les
armées de Frédéric Barberousse (en 1189-1190),
lors de la Troisième croisade, convaincra les Chrétiens
que Byzance est le principal obstacle à la libération
de Jérusalem, d'où sa prise en 1204, à la faveur
du rétablissement sur le trône d'un Isaac II l'Ange
qui avait été aveuglé à l'occasion du
coup d'État réussi de son frère Alexis III.
Le droit de la papauté
sur les îles
L'idée selon laquelle la papauté est la suzeraine
naturelle des îles avait eu une forme de confirmation lors
de la conversion de Harald Ier de Danemark en 826 et de l'évangélisation
subséquente par la moine Anshaire. En effet, la scandinavie
(étymologiquement "l'île de Skadi",
déesse masculine du froid, de la chasse et du combat ; cf.
Régis Boyer 2002. p. 350 [*]) est encore considérée
comme une île au XV° siècle (voir la carte ci-dessus).
[*] Régis Boyer. 2002. Les Vikings.Histoire et civilisation.
Ed. Perrin. Coll. Tempus. 2004. 442 p.
En 1091, le pape Urbain II utilise la Donation de Constantin
pour établir que la Corse appartient de droit au Saint-Siège.
Jean de Salisbury (c. 1115-1180) a écrit dans le Metalogicus
(1159-1160, également appelé Metalogicum
ou Metalogicon) : "Toutes les îles appartiennent
à l'Église romaine de droit ancien, selon la Donation
de Constantin par laquelle il la dota des fondations nécessaires".
Jean de Salisbury. Metalogicus.
Livre IV, ch. XLII. Quid visibilia argumenta mundum vanitati
subjectum esse convincunt; et quae causa fuerit hic finiendi librum.
"Sed haec hactenus. Jam enim flere magis vacat quam scribere,
et visibili argumento doceor quod mundus totus subjacet vanitati.
Exspectavimus enim pacem, et ecce turbatio et tempestas ingruens
Tolosanis, Anglos et Gallos undique concitat, et reges, quos amicissimos
vidimus, se insatiabiliter [0945B] persequuntur. Ad haec, mors domini
Adriani summi pontificis, cum omnes Christianae religionis populos
nationesque perturbaverit, Angliam nostram, unde fuerat oriundus,
acerbiori dolore commovit, irrigavitque lacrymis profusioribus.
Omnibus ille bonis flebilis occidit, sed nulli flebilior, quam mihi.
Cum enim matrem haberet, et fratrem uterinum; me, quam illos, arctiori
diligebat affectu. Fatebatur etiam publice et secreto, quod me prae
omnibus mortalibus diligebat. Eam de me conceperat opinionem, ut
quoties opportunitas aderat, conscientiam suam in conspectu meo
effundere laetaretur. Et cum Romanus pontifex
esset, me in propria mensa gaudebat habere convivam: [0945C] et
eumdem scyphum et discum, sibi et mihi volebat et faciebat, me renitente,
esse communem. Ad preces meas illustri regi Anglorum, Henrico II,
concessit et dedit Hiberniam jure haereditario possidendam, sicut
litterae ipsius testantur in hodiernum diem. Nam omnes insulae,
de jure antiquo, ex donatione Constantini, qui eam fundavit et dotavit,
dicuntur ad Romanam Ecclesiam pertinere. Annulum quoque
per me transmisit aureum, smaragdo optimo decoratum, quo fieret
investitura juris in gerenda Hibernia; idemque adhuc annulus in
curali archivo publico custodiri jussus est. Si virtutes
ejus percurrere velim, in [0946A] magni voluminis librum, haec una
excrescet materia. Omnium vero mentes magis exulcerat scissura Ecclesiae,
quae, exigentibus culpis nostris, contigit, tanto Patre sublato.
Expetivit eam Satanas, ut cribraret sicut triticum, et undique,
alterius Judae proditoris ministerio, amaritudines et scandala spargit.
Oriuntur bella plusquam civilia; sacerdotalia enim sunt et fraterna.
Nunc judicium est mundi, et timendum ne partem stellarum secum involvat
ambitiosi ruina proditoris. Vae autem illi, per quem hoc scandalum
venit (Matth. XVIII) . Et plane melius erat, si natus non fuisset.
Publici doloris expono causas: cum tamen aliunde familiarius dolore
torqueat, tum non leviori, quod ad me spectat. Siquidem Pater meus,
et dominus, imo et tuus, venerabilis Theobaldus, Cantuariensis [0946B]
archiepiscopus in aegritudinem incidit: ut incertum sit, quid sperare,
quid timere oporteat. Negotiis more solito superesse non potest,
injunxitque mihi provinciam duram, et importabile onus imposuit,
omnium ecclesiasticorum sollicitudinem. Anxiatur ergo undique in
me spiritus meus, et cruciatus quos patior, non sufficio enarrare.
Sed in his omnibus, unicum mihi consilium superest, Deum hominem,
intemeratae Virginis Filium exorare: qui velut in navi dormiens,
fidelium precibus excitandus est, ut procellam componat naufragantis
Ecclesiae, et dominum meum, sicut sibi et nobis expedire praenovit,
ab omni infirmitate mentis et corporis, clementer eripiat. Is, inquam,
per quem [0946C] reges regnant, et principes dominantur (Prov. VIII)
, universali Ecclesiae idoneum, et placitum sibi pastorem praeficiat,
et reges et principes nostros ab omni adversitate defendat; eosque
faciat, ad honorem et gloriam nominis sui, gregem sibi servare commissum.
Lectorem quoque et auditorem, supplicatione pia convenio, quatenus
apud Filium Virginis, qui via, veritas est, et vita, (Joan. XIV)
pro me, vano et misero, intercedant, ut errore, ignorantiae tenebris,
et vanitatis amore depulso, cognitionis suae lumen infundat, faciatque
me officiosum veritatis inquisitorem, amatorem pariter et cultorem."
En 1156, il utilise ce raisonnement pour convaincre le pape Adrien
IV (c. 1100-1159, né Nicolas Breakspear et donc d'origine
anglaise comme lui), de donner l'Irlande en fief à Henri
II Plantagenêt d'Angleterre (1154–1189) qui s'apprêtait
à la conquérir.
La manoeuvre sert les deux parties...
- Henri II y gagne l'appui de l'Église, son expédition
militaire prend l'aspect d'une croisade, ce qui prive les Irlandais
de tous droits ; or, ils sont déjà chrétiens
; le fait qu'Henri II les attaque devrait donc lui valoir l'excommunication.
- Le pape fait valider les droits de la papauté sur les îles
par l'un des plus puissants souverains d'Europe ; par ailleurs,
en obtenant d'Henri II qu'il reconnaisse être son vassal pour
l'Irlande, il fait un pas de plus dans l'affirmation de la suzeraineté
universelle de l'Église ; enfin, cette conquête força
la soumission à Rome du christianisme irlandais (1172, synode
de Cashel).
Ce que dit réellement la Donation
de Constantin
Sur la possession des îles
"En vertu de nos décrets impériaux et sacrés,
nous lui [au Siège apostolique] avons concédé
la pleine propriété des terres tant à l'orient
qu'à l'occident, ainsi que des côtes du septentrion
et du midi, particulièrement de la Judée, de la Grèce,
de l'Asie, de la Thrace, de l'Afrique et de l'Italie et des diverses
îles; sous cette condition que tout soit administré
de la main de notre père béni et suprême pontife,
Sylvestre, et de ses successeurs."
[...] per nostram imperialem
iussionem sacram tam in oriente, quam in occidente, vel etiam septentrionali
et meridiana plaga, videlicet in Iudea, Grecia, Asia, Thracia, Affrica
et Italia, vel diversis insulis, nostra largitate ei concessimus,
ea prorsus ratione, ut per manus beatissimi patris nostri Silvestri
summi Pontificis successorumque eius omnia disponantur.
Commentaire
Même forgé pour les besoins de l'Église, le
texte en question peut être interprété de façon
restrictive. Il ne porterait alors que sur la Méditerranée,
et la liste des territoires serait limitative : les terres, les
rives et les îles concédées seraient celles-là
seules que Constantin contrôlait.
La Livonie est-elle une île
?
C'est ce que dit Adam de Brême [*]. Aux alentours de 1075,
il décrit les terres du nord comme un ensemble d'îles...
[*] Histoire des archevêques
de Hambourg avec une description des îles du Nord.
Traduit du latin, présenté et annoté par Jean-Baptiste
Brunet-Jailly. Gallimard NRF L'aube des peuples. 1998. 318 p.

IV, 16 […]
Ces quinze îles font partie du royaume de Danemark et s'honorent
toutes, aujourd'hui, d'être chrétiennes. Plus loin,
se trouvent d'autres îles qui sont soumises aux Sueons. La
plus grande porte le nom de Courlande. Elle a une
longueur représentant huit jours de voyage. Ses habitants
sont fort sanguinaires, et on les fuit pour le culte ardent qu'ils
rendent aux idoles. Ils possèdent quantité d'or, et
ont de très bons chevaux. Il y a dans toutes leurs maisons
une foule de devins, d'augures et de sorciers, qui portent même
l'habit monastique. On vient du monde entier, d'Espagne surtout
et de Grèce, interroger leurs oracles. Nous croyons que c'est
là l'île nommée Chori dans la Vie de saint Anschaire752,
et que les Sueons ont alors soumise à tribut. Une seule église
a été édifiée dans le pays, à
l'initiative d'un marchand que le roi des Danois a fort encouragé
par de nombreuses donations. Ce roi lui-même, se réjouissant
dans le Seigneur, m'en a délivré la nouvelle.
I V, 17 On
m'a encore rapporté qu'il y a sur cette mer un grand nombre
d'autres îles, dont l'une est vaste et porte le nom d'Estonie.
Elle n'est pas moins étendue que celle dont nous venons de
parler. Ses habitants aussi vivent dans une entière ignorance
du Dieu des chrétiens. Ils adorent des dragons et des oiseaux,
auxquels ils sacrifient même des hommes vivants, qu'ils achètent
aux marchands d'esclaves après avoir bien vérifié
qu'ils ne présentent aucun défaut corporel. Car, dit-on,
dans ce cas, les dragons n'en veulent pas. Cette île est,
à ce qu'on dit, très proche du pays des Femmes, tandis
que la précédente n'est guère éloignée
de Birka, en pays sueon.
I V, 18 Scholie
121 : […] La troisième île, appelée Semland
[*], est contiguë au territoire des Russes et des
Polonais. Elle est habitée par les Sembes ou Prussiens, gens
d'un naturel très humain, qui se portent en hâte au
secours de ceux que menace la mer ou que poursuivent les pirates.
[*] Kaup, le premier port scandinave
(c. 800) sur la côte est de la Baltique, est sur la presqu'île
sembe (aujourd'hui Kalinigrad). Selon toute probabilité,
Kaup est né par essaimage à partir de Kaupang et Kaupo
procède de la lignée des chefs de Kaup.
La thèse de l'île est confirmée (voir la carte
en haut de cette page), vers 1160, par le géographe et botaniste
arabe Dreses (Al Idriss), l'auteur d'un atlas du monde, qui travaille
pour Roger II de Sicile. (Abu Abdallah Muhammad Ibn Muhammad Ibn
Abdallah Ibn Idriss al-Qurtubi al-Hassani, c1100-1165, auteur du
Livre de Roger - Kitâb Nuzhat al MusAtâq
ou Kitâb Rudjâr).
Le point de vue d'Innocent III sur la Donation de Constantin
et l'insularité supposée de la Livonie
Aux yeux d'Innocent III, la Donation de Constantin est
un texte authentique (cf. Innocent III, Sermo de sancto Silvestro,
in P.L., CCXVII, 481 sqq.).
A ses yeux, elle ruine les prétentions
de Byzance à hériter de la totalité de l'empire
romain. C'est par pure courtoisie que les papes appellent "empereur"
le souverain byzantin du moment, un tel titre ne pouvant résulter
que d'un sacre par le pape, ainsi qu'il en a été de
Charlemagne et de certains de ses (encombrants) successeurs : Frédéric
I Barberousse de Hohenstaufen (1122-1190), Henri VI de Hohenstaufen
(1165-1197) et qu'il en sera, sans doute un jour, avec Frédéric
II de Hohenstaufen (1196-1250).
Persuadé que l'Eglise a la mission sacrée d'établir
le royaume du Christ sur terre, il interprète le texte extensivement,
dans la voie qu'ont légitimée la dévolution
de la Corse au Saint-Siège et celle de l'Irlande au roi d'Angleterre.
Dans cette perspective, par la Donation de Constantin,
l'Eglise se trouve gérer l'ensemble du monde découvert
et à découvrir pour le compte du Christ. A ce titre,
elle est la suzeraine des rois et empereurs et garde la pleine propriété
des terres à découvrir ou non encore christianisées.
Cependant, la situation des terres limitrophes des royaumes établis
reste ambiguë : sont-elles par avance attribuées aux
souverains voisins, ou la pape a-t-il encore toute liberté
pour les attribuer, voire pour en garder une gestion directe ?
C'est là que le concept d'île joue un rôle clé.
On le voit clairement en comparant le traitement de la Prusse et
celui de la Livonie.
La Prusse étant continentale, dans le prolongement des terres
de l'empereur, elle relève de son autorité.
La Livonie, en revanche, dont on croit ou a cru ou a voulu croire
qu'elle était une île, est déclarée être
"la terre de Marie" et, à ce titre, directement
soumise au pape.
Encore faut-il un représentant sur place, dont la fidélité
soit assurée.
Les vassaux possibles
-
Les Rus' ou Ruthènes
prélèvent ou ont prélevé tribut sur
les habitants de Livonie. Ils sont chrétiens mais, en fils
spirituels de Constantinople, ils récusent l'autorité
de Rome. Capables en outre de mobiliser des forces importantes,
ils sont donc, finalement, plus dangereux que les païens
eux-mêmes.
-
L'empereur (Frédéric
II en 1204 n'a que huit ans) n'est pas en position d'être
efficace en Livonie et, s'il l'était, ce serait un risque
supplémentaire pour la papauté.
-
L'évêque, puis le prince
évêque, mais Albert de Buxhoeveden raisonne de plus
en plus en féodal. D'autre part, il ne dispose pas d'une
armée permanente significative et reste dans la dépendance
des arrivages de croisés ouest-européens. Or ceux-ci
ne font campagne que pendant l'été et leur présence
au nord réduit d'autant les forces disponibles pour la
croisade en Terre Sainte.
-
L'ordre des chevaliers Porte-Glaive
apporte à l'église livonienne la force permanente
qui lui manquait. Sous l'impulsion de l'abbé Théodoric,
ils se montrent efficaces et vertueux, obéissants au Saint-Siège
mais, rapidement (1209, assassinat de Wenno, le grand-maître,
à la suite de la prise de pouvoir par une faction belliciste
menée par Berthold de Wenden), ils s'autonomisent et suivent,
au nom de la Chrétienté, une logique qui leur est
propre.
-
Kaupo, le principal chef autochtone
et le premier converti, évidemment très attaché
à l'abbé Théodoric qui l'a guéri et
converti (1187). En faire le roi chrétien de Livonie aurait
de nombreux avantages...
- il sera fidèle car il tient son pouvoir du pape, et reste
dépendant de la culture et des techniques chrétiennes
;
- il est susceptible d'obtenir le ralliement des tribus avoisinantes,
ce qu'il a déjà commencé à faire :
la christianisation de la région sera ainsi moins coûteuse
et plus durable, on n'a pas fait autrement pour les Visigoths,
les Angles, etc.
- son enracinement local lui donne une légitimité
qui, le jour venu, fera pièce aux prétentions éventuelles
de l'empereur, lequel n'a que trop tendance à inverser
le rapport et à se poser lui-même en suzerain du
pape, alors qu'il ne peut en être que le vassal.
Conclusions
Kaupo est, pour Innocent III, une carte à jouer.
En cas de réussite, il sera un souverain chrétien
directement inféodé au pape, comme l'est par exemple
le roi de Danemark, ou comme le deviendra Mindaugas de Lituanie
en 1253.
Et, si Kaupo ne l'emporte pas, sa présence limitera les velléités
d'indépendance des Porte-Glaives et des grands féodaux,
voire de l'empereur ou, à tout le moins, réduira le
risque que les Ruthènes s'emparent de la région.
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